UN SITE HISTORIQUE, LIEU D’ENVOL DE L’éPOPéE AéRONAUTIQUE

Sur le site de Montaudran, Toulouse a été dans l'entre-deux guerres le berceau et le moteur d'une aventure humaine et technique incroyable, marquant un siècle d'aventure industrielle.

En 1917, Pierre-Georges Latécoère, industriel du ferroviaire, reçoit de l’État la commande de 1 000 avions de reconnaissance Salmson 2A2 pour les besoins de la Première Guerre mondiale. Dès janvier 1918, son usine installée au lieu-dit Montaudran à Toulouse s'agrandit, employant bientôt près de 1 500 ouvriers et des ingénieurs de renom. Elle est la première à se spécialiser dans la fabrication d'avions à grande échelle à Toulouse. Residence universitaire du Forum_Toulouse Aerospace

© Musée Air France / Fonds Amicale Air France
© Fondation Latécoère
© Fondation Latécoère
© Fondation Latécoère
© Musée Air France
©Archives Guillemette de Bure

« J'ai refait tous les calculs, ils confirment l'opinion des spécialistes : il est irréalisable. Il ne nous reste plus qu'une seule chose à faire : le réaliser ».

Dès le printemps 1918, Pierre-Georges Latécoère ébauche le projet de ligne aérienne postale rapide entre Toulouse et Buenos Aires, contre l'avis de tous, les performances techniques des avions apparaissant alors très limitées.
Le 11 novembre 1918, alors que l'Armistice stoppe la fabrication des avions, Latécoère dépose les statuts de la Compagnie Espagne Maroc Algérie. Il effectue le premier vol de démonstration le 25 décembre 1918, au départ de Montaudran jusqu'à Barcelone.
C’est ainsi que naissent les Lignes aériennes Latécoère, qui deviennent l’Aéropostale le 11 avril 1927, suite au rachat de la compagnie par Marcel Bouilloux-Lafont. Ce dernier développe la Ligne en Amérique du sud jusqu'à Santiago du Chili, jusqu'au Vénézuela et la Patagonie.

© Fondation Latécoère

Laté 28, à Montaudran

Des ateliers de Latécoère...

Pour les besoins des compagnies Latécoère puis Aéropostale, le site de Montaudran est  la tête de pont de la Ligne et la  base de réparation des avions. Pierre-Georges Latécoère, exploitant de la Ligne jusqu'en 1927, est également constructeur d'avions avec la Société industrielle d'aviation Latécoère (SIDAL puis SILAT) à Montaudran jusqu'en 1940. Certains prototypes et séries d'avions ou d'hydravions, tels que les Laté 25, 26 et 28, seront des succès commerciaux.

© Musée Air France / Fonds Amicale Air France

Boeing 727, à Montaudran

… aux ateliers d'Air France

Malgré sa renommée et l’ardeur de ses pionniers, l’Aéropostale, déficitaire, est rachetée en 1933 par la jeune compagnie Air France qui réussit à maintenir la Ligne jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale. Pierre-Georges Latécoère s'est associé à l'avionneur Breguet en 1939 : il lui  abandonne les terrains de Montaudran en 1940 et  implante son usine à Périole, un quartier toulousain proche de Matabiau.

Air France installe à Montaudran l'un de ses centres de révision. Il a d'abord pour objectif de réparer les avions à destination de l'Afrique puis entretiendra très rapidement toute la flotte de la compagnie, exceptés le Concorde et le Boeing 747. Le centre fonctionne jusqu'en 2003, employant parfois plus de 850 personnes. Il déménage ensuite sur le site d'Aéroconstellation, à proximité de l’aéroport de Toulouse Blagnac.

DEMAIN, UN QUARTIER AUX USAGES VARIÉS, POUR VIVRE, TRAVAILLER, SE DIVERTIR...

L’ancienne piste aérienne s’affirmera comme l'esplanade principale et structurante, au cœur de ce nouveau quartier.